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 Le chant des ondes [Solo]

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Varig Atorias
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MessageSujet: Le chant des ondes [Solo]   Mar 9 Avr - 15:08

Varig revint à lui avec brutalité, sans l'habituelle transition progressive qu'il y a entre l'inconscience et le retour à la réalité. Et son réveil fut désagréable. Il était étendu sur le ventre contre un sol de roche inégal. Sans doute depuis un moment relativement long puisque le froid mordant avait traversé ses vêtements et que ses articulations étaient douloureuses. L'air était chargé d'une odeur lourde et écœurante, comme une cave restée trop longtemps fermée.

Où pouvait-il bien être?
Il n'en avait aucun souvenir. Malgré sa mémoire absolue, ses tentatives de se remémorer les dernières heures se heurtaient à un "mur blanc", un vide abyssal.

Remettant la question à plus tard pour traiter "l'urgence", Varig ouvrit les yeux et se leva avec raideur tout en observant son environnement.

Il se trouvait dans un tunnel creusé à même la roche, sans doute profondément vu la température glaciale du lieu qui lui faisait produire un petit nuage de vapeur à chaque expiration.
L'endroit était éclairé par une lueur phosphorescente qui émanait d'une étrange matière verdâtre et spongieuse courant partout sur les murs, le sol et le plafond, formant des motifs torsadés et complexes.
A une quinzaine de mètres de là où il se trouvait, la galerie faisait un coude. L'empreinte d'une main rouge sanglante était étalée sur la pierre, comme si un blessé avait cherché à s'y raccrocher pour avancer.
En tournant sur lui même, il découvrit un éboulement récent, qui bloquait complètement l'autre côté de la galerie. Mais surtout...

Le tueur dégaina un de ses pistolets occulte qu'il arma et pointa vers sa dernière découverte en une seconde.

Adossé au mur à quelques pas de lui, un homme était recroquevillé, inerte. Sa tenue étanche jaune était maculée de sang, de même que ses gants en caoutchouc. Sa main gauche reposait encore sur l'écran d'un PDA.
Les marques étaient encore rouge, donc surement fraîches.

Machinalement, le tueur vérifia ses arrières avant de ramener son regard vers le corps.
L'homme portait une tenue anti-bactériologique avec casque pressurisé, une combinaison jaune étanche plastiquée et une bouteille d'oxygène occulte dans le dos.

Mauvais. Même si ses mutagènes le protégeaient de la plupart des maladies communes aux humains, certaines l'affectaient malgré tout.

Mais ce qui l'inquiétait surtout c'était que l'homme ne semblait pas avoir de brèche dans sa protection. Quelque soit la chose qui l'avait tué, s'il était bien mort, elle avait ignoré sa combinaison... Une tenue qui n'appartenait pas à un membre de Blitzness. Jaune sans aucun insigne, ce n'était pas leur genre.
Pourtant c'était une combinaison de qualité supérieure, donc réservée à des scientifiques ou à des personnes disposant d'un minimum de fonds. Qui pouvait bien être cet homme? Et que faisait il à côté de lui dans cette galerie?

-Hé, appela-t-il à voix basse en faisant un premier pas prudent vers le corps. Vous m'entendez?

Comme il s'y attendait, il n'y eu aucune réaction. Le tueur s'approcha à pas lents, arme toujours pointé sur le corps. Arrivé à son niveau, il le toucha du pied avant de s'agenouiller et de poser sa main libre sur l'une des rares zones propres de sa poitrine.
Aucun battement, ni respiration. Et déjà froid. Bel et bien mort...

Quand il retira sa paume, il avait laissé une trace de sang qui se détachait nettement sur la combinaison jaune.
Surpris, il regarda ses gants, ses vêtements. Eux aussi étaient tachés d'un peu de liquide rouge, qu'il n'avait pas remarqué jusqu'ici. Et vu la vitesse de coagulation des mutagènes, ce n'était surement pas son sang. Il renifla sa main et l'odeur douceâtre ne laissa planer aucun doute: il s'agissait bien de sang. Sans les effluves de renfermé qui saturaient l'air, il aurait d'ailleurs pu le sentir avant.

Un cadavre, du sang qui n'était pas le sien, une amnésie... Qu'est ce qui avait bien pu se passer ici?

Nerveux, Varig jeta un coup d'oeil par dessus son épaule. Rien n'avait bougé.

Il ramena son regard vers le cadavre, baissant le canon de son arme sans pour autant la rengainer, étudiant son "compagnon" de plus près. Les tâches de sang avaient étés projetées sur la tenue comme si quelqu'un avait explosé face à l'homme. Avec précaution, le tueur le fit basculer sur le côté. Rigidité cadavérique, et un holster vide ayant contenu une arme de poing. Pas de traces de sang dans son dos ni...

Confusion. Entends tu les secrets murmurés par le chant des ondes, enfant perdu? Rectification 18 degrés. Enzymes dans le microscope. Séquence! lança une voix, parfaitement audible, comme venant de partout à la fois.

Surpris, le tueur se redressa d'un bond, braquant le pistolet vers l'entrée de la galerie, puis vers l'éboulement. Il revint vers le cadavre immobile, puis vers l'entrée. Personne...
D'où venait cette voix?

Il tendit l'oreille mais ne perçu aucun autre bruit que celui de la chute lointaine et régulière d'une goutte d'eau. Arme toujours levée, Varig sortit son portable, se maudissant de n'avoir pas commencé par là. Depuis son réveil il se sentait étrangement ralentit et affaibli, quasi malade. Un autre mystère à éclaircir.

L'appareil ne captait aucun réseau mais il avait au moins l'heure: 18h45...
Pas de GPS, pas de communication, pas de protection et des voix fantomatiques... Décidément, la situation lui plaisait de moins en moins.

Tous ses sens en alerte, Varig se pencha à nouveau sur le corps du scientifique. De sa main libre, il dégagea le PDA que le cadavre serrait encore contre lui. C'était pour l'instant sa seule piste...
Il passa rapidement sa main sur l'écran pour en effacer la buée et la poussière accumulée dessus avant de l'allumer.
Tout semblait verrouillé à l'exception d'une séquence d'enregistrements audio qu'il lança sans hésiter.

-Docteur Yves Chen, première entrée de l'opération "quatrième cavalier", J1, 18 heure., commença la voix enregistrée d'un ton neutre, emplissant le silence de la galerie. Toute l'équipe est arrivée sur place et nous avons installé notre matériel comme prévu à bonne distance de la lisière de la forêt sans rencontrer de problème. Quelques Teremundos ont approché le périmètre, mais notre escorte s'en est chargée. Puisque la nuit va tomber bientôt, j'ai décidé que nous ne commencerions l'exploration et la récolte des données que demain matin afin de nous préparer au mieux. Tous mes élèves sont enthousiaste à l'idée de commencer les recherches. Vivement demain! Fin de l'enregistrement.

Yves Chen. Le tueur avait désormais un nom... Celui de l'homme étendu là? Il ne portait pas de marquage sur sa combi, impossible de savoir.
Et plus important il mentionnait une certaine "opération quatrième cavalier". De quoi s'agissait-il?
Le tueur appuya de nouveau sur le bouton de lecture pour déclencher l'entrée suivante.

-Docteur Yves Chen, seconde entrée de l'opération "quatrième cavalier", J2, 20 heures. Nous avons perdu Amanda Traynor vers 13 heures aujourd'hui. Elle a tout simplement disparu... Nous avons beau eu chercher, pas moyen de la retrouver dans ces foutues galeries. Mais je suis optimiste. C'est une élèves prometteuse et tout à fait capable, elle finira par retrouver son chemin. Il n’empêche que je suis inquiet pour elle, surtout si elle doit passer la nuit seule dans cette mine sinistre... poursuivit le docteur, préoccupé.

Le tueur contourna le cadavre pour être dos à l'éboulement, tout en réfléchissant... Un projet de recherche scientifique non officiel, une disparition et cette histoire de mine, voilà qui lui donnait matière à réfléchir. Plus il en savait plus il avait de questions... Apparemment ce "Docteur Chen" commandait les opérations sur place, ses "élèves" lui servant sans doute d'assistants. Mais dans quel but?

-Malgré cet incident, reprit-il d'une voix plus enjouée, les données et les échantillons récoltés aujourd'hui sont inestimables. Nous avons catégorisé 24 nouveaux virus de classe E et plusieurs centaines de classe F. Exploiter ces seules données prendra des mois, des années peut être. Sigmée devrait être extrêmement satisfaite de notre travail, et nous quitterons bientôt les lieux. Dès qu'Amanda sera revenue.

Sigmée? L'équipe travaillait donc bien pour un autre employeur que Blitzness... Ils récoltaient des virus? D'où la combi.
Et lui n'en portait pas... De pire en pire.

-Nous avons isolé plusieurs échantillons qui semblent capables d'influer sur l'esprit à travers nos tenues isolantes et qui sont heureusement peu dangereux. F-214 donne l'impression d'entendre une voix alors que F-176 inverse totalement notre vision. J'admet qu'il est un peut déroutant de marcher au plafond, mais on s'y habitue assez vite et les effets s'estompent en quelques minutes après notre sortie. Et il doit en exister d'autres, ailleurs dans la mine... Ces virus mutent en permanence. Sur un cycle d'un mois, peut être plus pour certains. Je me demande bien ce qui a put créer un tel endroit... Peut être des expérimentations remontant à la guerre entre Zeddling et Ahi'Kifu? Cette mine a un potentiel incroyable, mais peut être aussi terriblement dangereuse, je ne serais pas étonné qu'on en ai fait un arsenal bactériologique. J'espère qu'Amanda en sortira vite. Fin de l'enregistrement.

Varig s'adossa au mur, remarquablement calme.
Il avait un maigre début d'explications, et la source probable de cette mystérieuse voix qu'il avait entendu...
L'endroit semblait être un nid à virus occultes, mutants en permanence. L'équipe du docteur Chen venait les récolter et les étudier, mais quelque chose avait mal tourné et le PDA c'était retrouvé ici, sûrement avec son propriétaire. Peut être même qu'il faisait partie de l'escorte mentionnée dans le premier enregistrement, auquel cas il commençait à y voir un peu plus clair.
Mais comment le docteur et lui-même s'étaient il retrouvé ici? Un seul moyen de le savoir... Poursuivre l'écoute des enregistrements.

-Docteur Yves Chen, troisième entrée de l'opération "quatrième cavalier", J3, 17 heures. Je... Je me suis perdu. Où sont les autres? Les marques vers la sortie? Il se passe des choses bizarres... Et ces voix vont me rendre fou. Elles n'arrêtes pas ces derniers temps. Taisez vous! Silence! Je vais m'y retrouver... Peut être par là?

Il hésita.

-J'étais partit récolter un peu des ces champignons lumineux, le seul être vivant à peu près stable à vivre dans la mine, tout en cherchant Amanda. Je traçais des marques à la craie derrière moi, mais elles se sont effacées... C'est agaçant ces voix. J'ai un mauvais pressentiment... Celles que nous avions tracées jusqu'ici ne se sont jamais effacées ainsi. Je me demande si...

L'enregistrement s'arrêta brusquement. Il en restait encore deux...
Varig hésita un peu. Il devait essayer de sortir rapidement, mais se précipiter à ce moment précis était prendre le risque de rater un élément capital des enregistrement. De toute façon les virus devaient déjà faire leur oeuvre... Peut être était-il déjà virtuellement mort, contaminé par une maladie mortelle? D'ailleurs il commençait à ressentir les effets d'une fatigue anormale...

-Je... Il y a quelqu'un d'autre! chuchota la voix du docteur, essoufflé. Je suis revenu sur mes pas, et IL effaçait mes traces! Je n'ai pas réussi à le rattraper... Mais je l'ai blessé... Il porte une de nos combis! Il y a un traître parmi nous! Comment peut-il s'orienter... Dans ce dédale sans craie? Si je trouve... Je pourrais sortir!

L'enregistrement s'arrêtait là.
Après une seconde d'hésitation, Varig enclencha le dernier. Sa tête commençait à être lourde, mais il parvenait à maintenir la fatigue à distance en ce concentrant.

-Ce... Ce n'est pas humain. Je dois écouter les voix. Orienter l'antenne... La cadence de l'Alexandrin est trop rapide. Qu'est ce que ça veut dire? Il résiste aux balles... Mes arts lui ont arraché la tête, comment... C'est ce truc qui efface la craie... Un virus? Quoi? La tension est basse et raisonne dans le creux des vagues? Perdu...

Il poussa un gros soupir.

-J'en ai assez... Je suis fatigué... Cette combi pèse des tonnes...

Le docteur souffla à nouveau, manifestement à bout autant physiquement que nerveusement.

-Qu'est ce qui est le plus triste enfant perdu, que le coupable court en liberté ou que les innocents soient si avides de sang qu'ils tuent un agneau à défaut de loup? Encore une énigme de ces voix... Je dois devenir fou. J'ai besoin... De me reposer... Un moment... Quoi?

Le docteur s'interrompit, et sa respiration s'accéléra.

-Des portes!? Ici!? Qu'est ce que ça peut bien... Oh non! Par tous les dieux non... Il m'a trouvé... Recule espèce de monstre!

Deux coups de feu claquèrent, suivi du claquement caractéristique signalement que l'arme était vide.

-Non recule! Amanda!? Recul...

La respiration de l'homme s'accéléra encore, suivie d'un bruit de chute. Des pas s'approchaient, tandis que le docteur semblait suffoquer. Puis l'enregistrement s'arrêta.

Le tueur empocha le PDA, serrant soudain sa crosse un peu plus fort. Le bon docteur ne s'était certainement pas tué tout seul... Il était temps de bouger, et vite.

Dominant. Plus on s'élève, plus dure sera la chute. Il mord sa lèvre, et le goût métallique du sang envahit sa bouche. Il sait... Qu'elle sent comme la neige.

Ignorant la voix, Varig leva son arme vers le fond du couloir et se mit en marche, prêt à tirer.
Arrivé à l’intersection il contrôla rapidement les deux couloirs quand quelque chose passa extrêmement vite à côté de lui, produisant même un sifflement en se déplaçant.
Le tueur tourna aussitôt sur lui même, juste à temps pour apercevoir une ombre disparaître à l'angle d'une galerie une fraction de seconde avant qu'il ne puisse tirer.
Une ombre qui marchait à quatre pattes et... Au plafond.

-Putain de merdier, c'est quoi encore que ce truc... Lâcha-t-il entre ses dents, tous ses sens en alerte, doigt sur la détente, contrôlant nerveusement les alentours.
Il lâcha un nouveau juron. Au pied de l'éboulement, le "cadavre" avait disparu.

Réveil. Enfant perdu que cherche tu? Bientôt. La maison brûle! La maison brûle! chantonna joyeusement la voix, presque hystérique.

Varig regarda autour de lui, sentant une inhabituelle panique monter et son souffle s’accélérer anormalement. Une amnésie, une mine pleine de virus, des voix fantômes et maintenant des cadavres qui marchaient au plafond, le réveil était rude...

Il y eu un frôlement dans son dos et il se retourna d'un bloc, tirant deux coups de feu par réflexe, sans même voir de cible. Les projectiles vinrent exploser sur la roche tandis que les détonation raisonnaient dans l'air confiné des galeries. Le tueur baissa légèrement son canon, le coeur palpitant.
Du calme. Il n'y avait pas de raison de tirer... Et de toute façon la créature s'était esquivée avant même qu'il ne presse la détente.

Pour le moment elle ne semblait pas vouloir l'attaquer, l'avait évité même. La priorité était de sortir... Et de ne pas énerver le cadavre ambulant en tirant dans tous les sens comme un bleu.
Il inspira lentement pour retrouver un peu de sérénité, exercice inhabituel pour lui et qu'il n'avait plus pratiqué depuis des années. Son corps de mutagène le faisait habituellement de lui même, évitant les accélérations cardiaques et l'essoufflement.
Décidément, rien n'allait depuis son réveil. Il devait sortir, et vite.

Les deux mains sur la crosse de son arme, le tueur s'avança à pas rapides jusqu'à l'angle du mur, vérifia que le couloir suivant était dégagé avant de s'y engouffrer.

La mine était un vrai labyrinthe, immense et aux tunnels désespérément identiques. A cela s'ajoutait les bruits étranges qui raisonnaient dans les galeries. Mais le pire c'était les voix et leurs maximes dépourvues de sens qui accompagnait sa marche, comme une infatigable raillerie à ses efforts pour trouver une sortie.
A mesure que le temps s'écoulait, son esprit devenait de plus en plus lent et cotonneux. Incapable de vraiment penser, il finit par avancer mécaniquement, comme dans un rêve ou un cauchemar, ce concentrant au maximum sur la certitude que s'il s'arrêtait, s'en serait fini de lui.
A demi-conscient, il marcha ainsi un long moment, hors du temps. Marchant à quatre pattes sur les murs, des scientifiques en tenue jaune le croisaient parfois, indifférents à sa présence, peut être issus de son imagination. Une seule chose importait: survivre.

Et puis l'impossible finit par arriver. Sur un mur en tout point semblable aux autres une longue ligne tracée à la craie brillait d'une lueur rouge, parfaitement visible et reconnaissable.
L'information se fraya péniblement un passage à travers le cerveau embué du tueur, qui s'y raccrocha comme un naufragé à un improbable radeau.
Titubant, s'appuyant à la parois pour continuer à avancer, il suivit la piste, luttant pour ne pas sombrer dans l'inconscience, concentrant toute son énergie sur cette ligne rouge, ignorant là où elle le mènerait.
La marche dura encore un long moment avant qu'il ne sente le courant d'air frais caractéristique d'une ouverture sur son visage. Et plus longtemps encore avant qu'il ne voit la lueur des étoiles...

A bout de forces et à peine conscient, il se traîna hors de la mine, glissant dans une pente herbeuse.
Il chuta lourdement, roula quelques secondes avant de s'immobiliser sur le dos, respirant péniblement.
Il resta ainsi sans bouger, étendu à même le sol. Il sentit la douceur humide de l'herbe dans son dos, distingua la lueur de la lune et des étoiles. Sentit le goût métallique de son sang dans sa bouche, et le souffle du vent sur son visage.
Puis il sombra enfin dans l'inconscience.
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MessageSujet: Re: Le chant des ondes [Solo]   Dim 21 Juil - 0:48

Le second réveil de Varig fut moins brutal que le premier, mais aussi nettement plus douloureux. En fait il avait mal à peu près partout. Il tenta de bouger en douceur, vérifiant qu'il n'avait pas de fracture quand un son lui parvint.

-... On dirait qu'il se réveille. On devrait l'attacher tu crois?

La voix était filtrée, comme si elle traversait un casque. Ou plutôt un masque de protection? S’efforçant de garder les yeux clos comme s'il continuait à dormir, le tueur camoufla tant bien que mal son premier mouvement en agitation de dormeur tout en se remémorant ce qui s'était passé dernièrement. La mine, les scientifiques transformés, les enregistrements... Et l'impression d'avoir été percuté par un falco. Quoi qu'à bien y réfléchir le dernier falco à l'avoir percuté n'avait pas été si douloureux que ça...

L'esprit légèrement embué, il entreprit d’analyser sa situation. Il était étendu sur une sorte de lit de camp, simplement vêtu de ses sous vêtements et recouvert d'une couverture de survie. On lui avait donc enlevé sa tenue et surtout ses armes.
Quelqu'un avait aussi fait un bandage à son poignet et sur l'une de ses jambes. Rassurant. On prenait rarement la peine de soigner les blessures peu urgentes avant de torturer ou de tuer quelqu'un. En général.

-Mmm... T'as peut être raison, répondit une deuxième voix après un moment de réflexion. Pour le moment il a encore l'air dans les vapes mais c'est plus sûr. Passe moi les menottes.

Un claquement métallique retentit, puis des pas s'approchèrent. D'un mouvement qu'on aurait pu croire naturel, Varig se tourna en grognant pour se mettre dos aux voix, ouvrant les yeux avec précaution et contrôlant sa respiration pour ne pas se trahir.
Une tenture plastifiée fut tout ce qu'il vit, celle ci ayant apparemment été installée tout autour de son "lit". Un espace chirurgicale de campagne? Une zone de confinement? Une galerie d'art avant-gardiste?
Avant qu'il ne puisse faire plus d'hypothèses, l'un des bracelets d'acier se referma sur quelque chose de métallique -sans doute l'un des pieds du lit- et une main lui saisit le poignet.

La suite se passa extrêmement vite. Saisissant le bras de l'homme penché sur lui, Varig imprima une brusque torsion pour le faire basculer en avant puis l’attrapa au "col" et le projeta par dessus lui directement dans la bâche plastifiée qui se déchira sous l'impact. Tandis que son premier adversaire chutait lourdement, s’empêtrant dans les débris, le tueur bondissant déjà sur le propriétaire de la première voix, un scientifique en tenue isolante jaune qui portait déjà la main au holster du pistolet pendu à sa ceinture, l'extrayant laborieusement de son étui en jurant d'une voix paniquée. Il leva son arme et pressa la détente, mais rien ne se produisit. Il n'eut pas le temps de s'interroger, Varig étant déjà sur lui.

Interceptant une tentative de le frapper à coup de crosse avec l'aisance que lui procurait sa pratique intensive des combats au corps à corps, le tueur saisit son poignet armé du scientifique, lui faucha les jambes avant de serrer brutalement sa clé pour l'obliger à lâcher son pistolet. Récupérant posément l'arme dont il effaça la sûreté de sa main libre, il braqua aussitôt son canon sur le second scientifique qui achevait de se dépêtrer des débris de la bâche de plastique. Celui ci s'immobilisa immédiatement, levant les mains tandis que son collègue émettait une plainte en partie étouffé par son casque, solidement maintenu par la clé experte -et douloureuse- de son adversaire qui se baissa, enfonçant son genoux dans ses côtes pour être plus à l'aise, plaçant le bras de sa victime à la limite de la rupture.

-On... On se calme d'accord? Lâcha-t-il.

Tout en maintenant les deux hommes sous contrôle le tueur jeta un rapide regard autour de lui.
Comme il l'avait supposé, il avait été étendu sur un lit de camps. Divers instruments stériles, outils de mesure ou de prélèvements étant posés sur une table pliable à côté tandis qu'un "espace stérile" avait été crée grâce à de grandes bâches plastifiées étendues sur le sol et suspendues à un cadre métallique pour former un cube étanche.
A travers la brèche pratiquée par la chute de son premier adversaire, le tueur put s’apercevoir qu'ils se trouvaient en fait sous une grande tente. Manifestement toute l'installation avait été mise en place sur le terrain, de façon très temporaire.
Les deux hommes qu'il avait neutralisé portaient les mêmes tenues isolantes jaunes que celles de l'homme dans la mine, ainsi que leur casques intégraux et leurs gants. Les fameux assistants dont parlaient le docteur? Le tueur nota au passage que leur matériel était d'excellente qualité, pas vraiment le genre d'outils dont disposait le premier venu.

-Je vais vous demander des explications. Si la réponse ne me plais pas, je vous tue, indiqua-t-il calmement en fixant ses yeux aciers sur la visière opaque de son interlocuteur. Première question: où sommes nous?

Le scientifique répondit aussitôt, d'une voix hachée:

-Nous sommes au camp de base, en dessous de la mine, sur le Pugnent-Isfel très précisément, vous ne vous rappelez pas de nous, moi c'est Descant, lui c'est Merval, nous sommes tous les deux... Les...

A bout de souffle, il reprit sa respiration préparant la suite de sa tirade, mais Varig ne lui laissa pas le temps.

-Merval et Descant, camp de base. Bien. Deuxième question, combien y a il de personnes dans le camp? Et pourquoi vouliez vous m'attacher?

Ce fut Merval qui répondit cette fois, avec une étonante courtoisie pour quelqu'un qui s'adresse à l'homme en train de lui tordre le poignet et de lui écraser le genoux dans le dos.

-En vous comptant... On est plus que quatre survivants. Mais bon Sullivan va pas très bien... Je ne sais pas si il entre dans le nombre de ceux qui s'en sont sortit...  Et moi même je vais bientôt décéder si vous ne me laissez pas un peu plus d'air...

Manifestement cette réponse lui avait pris tout le souffle qui lui restait et se fut Descant qui continua:

-Pour les menottes, désolé mais on craignait que vous soyez un peu agressif au réveil malgré votre prise de sang. Rapport aux contaminations... Pour ça qu'on a gardé nos tenues aussi. Dites vous voudriez pas lâcher Merv'? Le pauvre doit vraiment souffrir, ajouta-t-il courtoisement malgré sa situation. Ou peut être bien à cause d'elle. On se découvre souvent d'insoupçonnés trésors de politesse et de flagornerie quand quelqu'un braque une arme sur vous.

Varig s'exécuta après quelques secondes de réflexion, baissant le canon du pistolet qu'il s'était approprié avant de le rendre à son propriétaire qu'il aida même à se relever.

-La prochaine fois que vous essaierez de me tirer dessus, Merval, pensez à enlever la sûreté, conseilla-t-il d'un ton badin, très à l'aise sur son sujet. Et visez le torse, en tirant deux fois rapidement. Vu ma tenue à moins d'avoir régulièrement mangé du kevlar quand j'étais petit -cas improbable s'il en est- ça devrait suffire à me calmer.

En effet Varig portait un caleçon et... Rien d'autre. Difficile de cacher grand chose dans ces conditions...
S'étant relevé Descant les rejoignit, enlevant le lourd casque de sa combinaison tandis que Merval rangeait le pistolet dans son étui en marmonnant:

-Bouffeur de kevlar tu parle... L'autre truc je lui ais mis un chargeur entier et ça l'a même pas fait tousser... Saletés de...

Descant intervint avant que Varig ne puisse demander d'explication, lui indiquant une autre tente visible à travers la brèche.

-Tu me suis Spectre? Tes vêtements et tes armes dans une autre tente. Merv' tu peux ranger un peu le foutoir?

Merval s'esclaffa, ramassant un petit appareil électronique pourvut de crocs métalliques et à l'utilité suspecte.

-Je crois que le rangement est pas trop une priorité, nan? Je préfère rester pas loin de vous et du flingueur... Sauf votre... Ton respect.

Le tueur acquiesça de la tête, notant que les deux hommes connaissaient son pseudonyme et étaient passés au tutoiement... Une façon de lui souhaiter la bienvenue dans ce qui semblait être une situation plutôt inconfortable. Autant le faible nombre des occupants du camp que le qualificatif de "survivant" utilisé par Merval ne laissait rien présager de bon quand au destin du reste de l'équipe du docteur Chen, et entre passagers d'une même galère...

Le groupe quitta donc la tente où Varig s'était réveillé, un modèle spacieux, coûteux et résistant. En forme de demi-tonneau et toute en longueur, elle était toutes peintes à l'aide d'un camouflage aux motifs forestiers sans aucun marquage.
Le reste du camp était composé d'une dizaine de tentes semblables, formant chacune un petit bâtiment bien à part, parfois même doté d'un gros bloc d'aération filtrant l'air du module.

Certainement pas du matériel de campeurs du dimanche, ni de Blitzness. Peu de groupes avait l'argent et les contacts pour se procurer de tels outils, et en liant les divers indices en sa possession le tueur commençait à avoir une petite idée sur celui à l'origine de cette expédition...

Le camp semblait avoir souffert de divers agressions: ça et là des impacts de balles criblaient la structure d'une tente, un peu de sang maculait un rocher et l'une des structures avait été totalement carbonisée...
A une centaine de mètres au dessus du groupe, l'entrée de la mine était éclairée par le soleil qui se levait à peine au dessus de la lisière des arbres qui formaient un mur non loin du camp, installé à mi-chemin entre la forêt et la montagne qui abritait les innombrables tunnels où il avait passé un moment des plus désagréables.
Varig se protégea les yeux de la main, en attendant de récupérer ses précieuses lunettes.

-C'est celle là, indiqua Descant en désignant une des structures en tout point semblable aux autres.

Le tueur acquiesça distraitement de la tête, suivant son "guide", Merval sur ses talons. Les deux hommes semblaient nerveux, jetant de fréquents coups d'oeil vers la montagne et la forêt... La menace ne semblait donc pas tant venir de la mine.
Utilisant une sort de carte magnétique pour déverrouiller la "porte" du sas de la tente -hermétiquement fermée contrairement à celle qu'ils venaient de quitter-, Descant guida le trio dans un vestiaire qui semblait aussi faire office de vestibule. Tous les vêtements et le matériel de Varig étaient entreposés dans un compartiment de toile qu'il inventoria du regard. Rien ne semblait manquer, du moins à première vue.

-Tu avais des caisses de matériel supplémentaire, mais on est pas parvenu à les ouvrir, indiqua Merval. Blindage et serrure électro-magiques dernier cri... T'es pas un peu parano?

Le tueur ne répliqua aussitôt tout en plongeant la main dans le casier:

-Les gens qui ne sont pas paranoïaques meurent vite là où je travaille. Pendant que je m'habille, faites moi un récapitulatif complet des événements liés à cette expédition. Depuis le début. On ira voir ces fameuses caisses après...

Les deux scientifiques échangèrent un court regard, avant de lâcher:

-Je ne sais pas vraiment par où commencer...

Varig enfila ses gants puis vérifia ses pistolets occultes, les armant d'un geste précis avant de les remettre dans leur holster.

-Le début. Comment avez vous étés recrutés? Demanda-t-il en refermant ses gantelets blindés sur son avant bras.

Ce fut Merval qui répondit le premier:

-C'est le docteur Chen qui a tout organisé. Il tient une école de biologie assez réputé près de Las Fantas...
-... Il a sélectionné un certain nombre d'étudiants de dernière année et leur a proposé ça en guise de "stage sur le terrain". Bien payé avec une escorte de mercenaires pour assurer notre sécu...

Le tueur l'interrompit, curieux de voir s'ils connaissait l'homme mentionné dans l'enregistrement du PDA.

-Et Sigmée?

Merval ouvrit la bouche pour répondre mais Descant le devança, lui jetant un regard appuyé comme pour lui signifier de se taire.

-Le docteur Chen nous l'a présenté comme une sorte de mécène. C'est lui qui payait tout le matériel et les salaires... On devait juste effectuer des prélèvements, les étudier et lui envoyer des échantillons ainsi que nos conclusions en retour. Enfin "juste"... On ignorait ce qu'il y avait là dedans en venant. Ces virus... Je ne sais pas ce qu'il souhaite en faire mais ça pourrait être extrêmement dangereux.

Varig remit sa veste, constatant que le PDA de Chen ne s'y trouvait plus. Plutôt que de poser la question ou chercher à en savoir plus sur cette "disparition", il se contenta de demander avec une froideur toute professionnelle:

-Combien de personne étaient impliquées?

Cette fois Descant répondit sans hésitation, manifestement plus à l'aise sur ce sujet.

-Une dizaine de scientifiques, à peu près autant de mercenaires. Mais on ne s'est pas trop mélangé... Enfin jusqu'aux attaques en tout cas.

Varig acheva de s'habiller en mettant ses lunettes de soleil, redevenu parfaitement lui même jusqu'au bout des ongles.

-Si je comprend bien, Chen faisait office de responsable sur place... Mais qui commandait les mercenaires? Moi?

Là encore les deux hommes échangèrent un regard gêné.

-Désolé de te demander ça, mais... Tu te rappelle pas de...?

Le tueur coupa court aux questions de ses "compagnons".

-Contentez vous de me répondre. Qui commandait les mercenaires?

Descant hésita à nouveau tandis que Merval se tournait franchement vers lui.

-Je pense que c'était le type avec les lunettes rondes un peu... Grassouillet. Il s'appelait Silence. Oui ça devait être lui le chef depuis le début.

Un peu enveloppé, des lunettes de vue... Silence...
Même sans sa mémoire de mutagène, Varig n'aurait eu aucun mal à faire le lien. L'assassin qu'il avait croisé quelques mois plus tôt au court d'une de ses missions portait exactement le même nom, assez peu courant... Et répondait précisément à cette courte description. Un assassin qui travaillait pour le professeur Ytoran, l'étrange scientifique Teremundo qui avait mis au point les mutagènes.
L'information combla rapidement les vides restés dans ses déductions. L'expédition avait été financée par le credo, à travers Ytoran afin de récolter des virus, et lui même avait probablement accepté de participer à l'opération en échange d'une récompense spéciale utile à ses plans. Son "ancienne famille" avait tant de choses à offrir.
Mais un point restait à éclaircir...

-Je ne comprend pas. Si l'objectif était de faire quelques prélèvements, pourquoi avoir déployé tant d'effectifs et de moyens sur place plutôt que de faire les analyses dans un laboratoire avec un groupe réduit de récolteur?

Les deux scientifiques se regardèrent à nouveau, hésitants.

-On ne s'était pas vraiment posé la question... Sûrement pour aller plus vite, hasarda Descant. Les virus mutent rapidement hors de leur environnement...

Le tueur hocha la tête, peu convaincu.
Plus la discutions se prolongeait, plus il devenait évident que les deux hommes lui cachaient quelque chose. Descant le faisait avec plus d'habileté que Merval, qui restait silencieux à chaque "question piège" ou presque. Dès que possible, Varig l'interrogerait à part.

-Mmm... Sans doute. Arrêtez moi si je me trompe... L'expédition est arrivée, a installé le camps et vous avez commencé l'exploration et les prélèvements. Et puis vous avez commencé à perdre du monde dans la mine. Dont le docteur Chen.

Descant acquiesça de la tête.

-Silence a envoyé presque tous ses hommes à leur recherche, et nous a obligé à les suivre. On a perdu cinq personne de plus ce jour là... Dont Sullivan. Après ça les Teremundos ont débarqués, en pleine nuit. D'ailleurs tout en discutant ça pourrait être une bonne idée d'aller voir ce que contienne tes fameuses caisses si bien fermées? On commence à manquer de balles...

Varig acquiesça et ils se dirigèrent à nouveau vers l'extérieur, tandis que Descant continuait ses explications.
La disparition du docteur Chen semblait avoir donné tout pouvoir sur l'expédition à Silence, qui avait fait face aux Teremundos avec les maigres forces dont il disposait la nuit et obligé mercenaires et scientifiques à redescendre dans la mine le jour. Une fois encore Descant se montra très évasif quand à l'objectif de ces expéditions suicidaires qui amputaient petit à petit le groupe des survivants, attaqués par leurs anciens camarades devenus fous et dopés par l'accumulation de virus d'après ses dires, ce qui expliquait les inquiétantes silouhette croisées par le tueur au fond de la mine.

La dernière descente deux jours plus tôt n'avait laissée que deux survivants, et Varig lui même avait disparu au cours de celle-ci. A leur remontée Descant et Merval n'avaient pas retrouvé Silence, et avaient étés obligés de résister seuls depuis, ce dernier s'étant tout simplement volatilisé durant son absence.
Mais la veille et contre toute attente, Sullivan était sortit de la mine, miraculeusement vivant mais traumatisé. Quand au tueur, les deux scientifiques l'avaient récupéré inconscient, juste avant que les Teremundos n'attaquent cette proie facile. Apparemment les bestioles du coin n'étaient pas trop grosses... Ou les pistolets des deux scientifiques n'auraient pas suffit à les repousser.

Depuis plusieurs jours déjà quelque chose bloquait toute communication et ils ne disposaient d'aucun véhicule. Ils étaient donc tous bloqué ici au moins jusqu'à nouvel ordre...
Décidément cette opération avait mal tournée à tout point de vue.

Les caisses du tueur se trouvaient dans la tente incendiée lors d'un des combats, intactes malgré cela grâce à la qualité supérieure de leur blindage... Qui empêchait tout autant d'accéder à leur contenu qu'il le protégeait.
Le code était heureusement l'un de ceux qu'utilisait habituellement Varig -24 chiffres, un petit exercice pour sa mémoire absolue- et il n'eut pas de mal à ouvrir les trois caisses après quelques infructueux essais.
Celles-ci contenaient un véritable arsenal composé d'armes de guerre, de gadgets et d'explosifs, les "outils de travail" habituels du tueur. De quoi accueillir les prochaines goules assez stupides pour venir se frotter à eux...
Tout en distribuant quelques "cadeaux" à ses compagnons d'infortune, Varig cherchait comment se débarrasser temporairement de Descant. Trop de chose dans son récit clochait, et Merval serait plus coopératif seul.
Il était d’échafauder un stratagème complexe quand le scientifique se mit nerveusement à regarder ça montre, échangeant quelques mots à voix basse avec Merval. Il se passait quelque chose...

-Mmmm... Spectre? Je dois aller relever certaines des données de notre échantillonnage et entretenir des machines... Je n'en ai pas pour longtemps mais Merv' préfère rester avec toi. Ça te dérange?

Le tueur n'eut pas une seconde d'hésitation. L'occasion était trop belle d'apprendre ce qu'on lui cachait...

-Pas de souci. Je voulais vérifier le périmètre de toute façon...
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